Du besoin au logiciel : Audit by BIW et les outils utiles à votre activité
Par Thibaud Chevalier, informaticien indépendant et créateur d’Audit by BIW au sein de Best Imaging Web.
Comment choisir un outil adapté à votre activité ?
Un outil adapté part d’une tâche précise : les informations à réunir, le résultat attendu et les vérifications à conserver. Selon le besoin, la solution peut être un logiciel existant mieux configuré, une automatisation ou une application sur mesure. Audit by BIW illustre cette démarche pour l’analyse de sites web.
Recopier les coordonnées d’un client dans plusieurs documents, réunir les pièces d’un dossier ou refaire chaque semaine la même mise en page : ces tâches prennent du temps, même avec un ordinateur en parfait état. Un outil bien conçu peut prendre en charge une partie de ce travail. Encore faut-il choisir ce qu’il doit faire, avec quelles informations et sous quel contrôle.
C’est sous cet angle que je vous propose de découvrir Audit by BIW, ma plateforme d’audit de sites web. Elle illustre une démarche qui peut aussi servir à votre activité : partir d’un besoin précis et organiser les étapes jusqu’à un résultat utilisable. Cette démarche peut aboutir à une application métier, à un outil qui fonctionne sur votre ordinateur ou à une connexion entre des logiciels que vous utilisez déjà.
Vous me connaissez peut-être pour le dépannage informatique à domicile. Au sein de Best Imaging Web, je travaille également sur des projets de création de sites internet, des outils et des automatisations, présentés sous l’enseigne BIW Agency. Le point de départ reste très concret : comprendre ce que vous cherchez à accomplir et ce qui vous ralentit aujourd’hui.
Audit by BIW : un exemple que vous pouvez essayer
Lorsqu’on possède un site, une difficulté revient vite : comment passer de « ma page pourrait mieux fonctionner » à des points précis à examiner ? Audit by BIW rassemble des contrôles techniques et éditoriaux, puis présente des pistes de correction classées par priorité.
Trois entrées répondent à des questions différentes : Audit 1 page examine une adresse, Crawl Site explore plusieurs pages accessibles dans la limite choisie, et Concurrent VS compare des pages concurrentes. Des mini-outils complètent ce parcours pour vérifier un point précis, comme une redirection, des métadonnées ou un sitemap.
Le SEO concerne le référencement dans les moteurs de recherche. Le GEO s’intéresse ici à la compréhension et à l’exploitation des contenus par les assistants IA. Les contrôles peuvent aider à améliorer une page ; ils ne garantissent ni une position dans Google ni une citation par une IA.
Le rapport constitue un point de départ pour décider. Il faut ensuite vérifier les constats dans le contexte de votre activité et choisir les interventions utiles. Les crédits de la plateforme couvrent les diagnostics automatisés ; l’accompagnement humain et les corrections se définissent séparément.
Un premier essai sur une page qui compte
Choisissez une page qui présente un service important pour vos clients. Avant l’analyse, notez ce qu’un visiteur devrait y comprendre et l’action qu’il devrait pouvoir accomplir. Après lecture du rapport, retenez une amélioration dont vous pouvez vérifier l’effet. Cette question de départ vous aidera à interpréter les recommandations.
Au 25 octobre 2026, la page des tarifs d’Audit annonce 20 crédits gratuits à récupérer chaque mois avec un compte standard. Un audit d’une page coûte 15 crédits. Le coût est affiché avant le lancement ; les packs payants sont proposés sans abonnement. Consultez les conditions affichées lors de votre connexion.
Concevoir un outil, c’est organiser un travail jusqu’au bout
L’intérêt d’un logiciel se mesure à ce que vous pouvez faire avec son résultat. Une liste d’informations devient utile lorsqu’elle aide à préparer un rendez-vous, à retrouver une pièce manquante ou à terminer un document. Cela demande de penser le parcours complet, y compris les moments où les informations sont incomplètes.
Pour décrire un premier outil, je propose de partir de quatre éléments :
- L’entrée : les renseignements, fichiers ou adresses nécessaires au travail.
- Le traitement : les règles, les calculs ou les rapprochements à effectuer.
- La sortie : le document, la liste, le visuel ou le tableau dont une personne a réellement besoin.
- La validation : ce que cette personne vérifie avant d’utiliser, d’envoyer ou de publier le résultat.
Prenons une situation illustrative : un indépendant reçoit des demandes par formulaire et recopie leur contenu dans une fiche de suivi. Un premier outil pourrait préparer cette fiche et signaler les champs manquants. Il faudrait encore décider comment reconnaître une demande en double, corriger une erreur et retrouver la version validée. Ces détails font la différence entre une démonstration et un outil utilisable au quotidien.
Audit rend cette logique visible : une adresse de page sert d’entrée, des contrôles produisent des observations et le rapport aide à préparer une décision. On peut appliquer la même façon de raisonner à d’autres tâches, en adaptant entièrement les règles et les données au métier concerné.
Des réalisations qui répondent à des besoins différents
Les exemples ci-dessous sont présentés dans mon parcours de réalisations et d’implantation de l’IA. Ils montrent plusieurs formes de réponse à un besoin concret.
FinforYou : relier la collecte au dossier métier
Deux applications complémentaires réunissent les informations clients, puis permettent d’exploiter les dossiers patrimoniaux : tableaux de bord, synthèses et rapports. L’IA intervient en assistance, avec validation humaine des données et des livrables.
Pochette Print : un outil local pour une tâche précise
Cette application HTML sert à composer et imprimer des pochettes CD/DVD dans le navigateur, sans envoyer les fichiers vers un serveur. L’IA a aidé à son développement ; aucune IA n’est appelée pendant son utilisation.
Clean Works : relier les étapes de publication
Une automatisation Make organise la préparation et la diffusion de contenus sur Facebook et LinkedIn, pour réduire les manipulations répétitives tout en conservant un contrôle sur les publications.
Régie des Quartiers de Charleroi : accompagner les usages
L’intervention porte sur l’installation, l’explication et la prise en main de Codex dans un contexte de travail. Cet exemple relève de l’accompagnement des équipes, plutôt que de la livraison d’une application métier.
Ces projets invitent à poser une question utile avant de développer : le besoin demande-t-il un nouveau logiciel, une connexion entre des outils, ou une meilleure prise en main de l’existant ? La réponse change le travail à prévoir et le budget à consacrer au projet.
L’IA peut aider à construire un logiciel sans être nécessaire à son usage
Un outil créé avec l’aide de l’IA peut fonctionner ensuite avec des règles classiques. C’est une distinction utile lorsque vous évaluez une proposition : demander comment le logiciel a été développé et demander ce qui se passe avec vos données pendant son utilisation sont deux questions différentes.
Pour un calcul défini, une mise en page ou le transfert de champs entre deux fichiers, des règles explicites peuvent suffire. Lorsqu’il faut interpréter des textes variés ou proposer une synthèse, une IA peut être étudiée. Dans ce cas, le projet doit prévoir comment vérifier sa réponse et quoi faire lorsqu’elle se trompe ou manque d’informations.
Je distingue donc trois décisions : l’aide utilisée pour concevoir le logiciel, les fonctions d’IA éventuellement intégrées au produit et le niveau d’automatisation autorisé. Une application peut préparer un document sans l’envoyer. Un flux peut réunir des contenus et attendre votre validation avant publication. Ces limites doivent correspondre à votre manière de travailler.
Un premier échange peut aussi conduire à conserver votre logiciel actuel, à mieux le configurer ou à créer un modèle de document. Développer devient pertinent lorsque le besoin reste mal couvert et que le bénéfice attendu justifie la mise en place ainsi que l’entretien.
Comment passer d’une idée à un outil utilisable
1. Montrer la tâche telle qu’elle se déroule aujourd’hui
Le meilleur point de départ est un exemple concret : un fichier à compléter, une demande à traiter ou un rapport à préparer. Nous décrivons ensemble les étapes, leur fréquence et les endroits où vous devez chercher une information ou recommencer un travail. Des exemples anonymisés permettent souvent de commencer sans transmettre un dossier client complet.
2. Définir une première version limitée
Une fonction clairement délimitée est plus facile à évaluer. Par exemple, préparer une fiche à partir d’un formulaire est un objectif vérifiable. « Gérer toute l’entreprise avec l’IA » laisse trop de questions ouvertes. Le périmètre doit préciser les personnes concernées, les données nécessaires, le résultat attendu et les fonctions qui viendront éventuellement plus tard.
3. Tester les cas ordinaires et les exceptions
Un prototype permet de voir le parcours et de vérifier qu’il répond à la bonne question. Il faut ensuite essayer les situations moins confortables : un champ vide, un fichier illisible, une demande en double ou une connexion interrompue. L’utilisateur doit comprendre ce qui s’est passé et savoir comment reprendre son travail.
4. Mesurer l’utilité avec les personnes qui l’utiliseront
La comparaison peut porter sur le temps nécessaire pour terminer une tâche, les erreurs à reprendre et la facilité à retrouver une information. Incluez le temps de vérification humaine : une réponse rapide qui demande une longue correction n’apporte pas forcément de gain. Les critères se choisissent avant l’essai, puis se confrontent à l’usage réel.
5. Prévoir la prise en main et la suite
Avant la mise en service, il faut préciser qui dispose des accès, comment récupérer les données, qui assure les sauvegardes et comment demander une correction. La documentation, la formation et la maintenance se définissent selon le projet. Un outil doit rester compréhensible lorsque les habitudes de travail ou les services auxquels il se connecte évoluent.
Données, connexions et coûts : les choix à clarifier
Le choix entre un outil local et un service en ligne dépend de l’usage. Une personne qui prépare des impressions sur son ordinateur n’a pas les mêmes besoins qu’une équipe qui doit retrouver un dossier depuis plusieurs postes. Il faut examiner les accès nécessaires, les fichiers traités et les échanges avec les autres logiciels.
Pour une fonction d’IA, demandez où les données sont traitées, quels services interviennent et ce qui est conservé. Un fonctionnement local peut être étudié lorsque cette maîtrise est importante. Il implique aussi des contraintes de matériel, de sauvegarde et d’entretien. Un service externe demande de vérifier ses conditions, ses accès et ses coûts.
Le budget doit couvrir ce qui permet réellement d’utiliser la solution : conception, développement ou configuration, tests, prise en main et suivi convenu. Selon les choix retenus, des frais d’hébergement, de licences ou de services tiers peuvent s’ajouter. Une API, par exemple, est une interface qui permet à deux logiciels d’échanger des informations ; son utilisation peut être facturée par le fournisseur.
Les projets de logiciels sur mesure et d’automatisation relèvent de BIW Agency, au sein de Best Imaging Web. Leur périmètre, leurs coûts et leurs responsabilités sont précisés dans le devis. Les conditions d’une intervention de dépannage informatique ne s’appliquent pas automatiquement à un développement logiciel.
Quel outil pourrait être utile à votre activité ?
Repérez une tâche que vous refaites souvent et dont le résultat est facile à reconnaître. Voici quelques pistes à examiner, selon la faisabilité et les outils déjà en place :
- Préparer une fiche de suivi à partir des informations d’une demande.
- Signaler les documents encore manquants dans un dossier.
- Produire un document à partir d’un modèle et de données validées.
- Rassembler les informations utiles dans un tableau de bord.
- Organiser une préparation de contenus avec une étape de validation.
Ce sont des possibilités à étudier, pas un catalogue de fonctions déjà disponibles. Pour démarrer la discussion, décrivez la tâche, sa fréquence, les logiciels utilisés et ce que vous aimeriez obtenir. Précisez aussi qui doit vérifier le résultat. Vous n’avez pas besoin de connaître la technologie à choisir.
Si votre besoin concerne la visibilité de votre site, commencez par essayer Audit by BIW sur une page importante. Si vous cherchez à simplifier une tâche de votre activité, découvrez l’accompagnement pour les outils et automatisations, puis décrivez-moi votre besoin. Le premier objectif sera de déterminer quelle solution mérite d’être étudiée.
